Protection de la diversité des contenus en ligne


#1

Comment garantir la diversité et le pluralisme des contenus en ligne ?


#2

Comment garantir la diversité et le pluralisme des contenus en ligne ?

Dès lors que l 'on lit la question “Comment garantir [la visibilité de] la diversité et [du] pluralisme des contenus en ligne”, voici une expérience immédiate sur cette visibilité. Elles est réalisée avec deux moteurs de recherche options “Images”, Google et Qwant, avec les mots clefs :

“agile game”, où Agile game désigne des instruments conviviaux de management collaboratif,
et “franchiseur agile games”, où franchiseur d’Agile games désigne un métier émergent avec le numérique.

On constate que

  • Google Images [agile game] : retourne deux vignettes mentionnant le métier de franchiseur d’Agile games (position 1 et 8)

  • Qwant Images [agile game] : ne retourne aucune vignette mentionnant le métier de franchiseur d’Agile game,

  • Google Images [franchiseur agile games] : retourne trois vignettes mentionnant le métier de franchiseur d’Agile game (position 1, 5 et 6)

  • Qwant Images [ franchiseur agile games] : retourne une vignette mentionnant le métier de franchiseur d’agile game (position 1).

PS : Ces vignettes sont affichées sur des billets publiés avec la plateforme Blogger de Google.


#3

De nombreux contenus nouveaux ne sont que des reprises/adaptations/aménagements de contenus antérieurs

Imaginons un moment que les auteurs de ces nouveaux contenus indiquent les sources premières ou tout au moins celles qui les ont directement inspiré.

Quoi alors de plus facile pour un moteur de recherche d’identifier l’inédit et de lui donner sa chance en lui donnant une exposition temporaire ?

[1] http://entreprise-numerique-creative.blogspot.com/2011/11/google-2011-panda.html


#4

En matière de contenus notamment culturels, le numérique a permis un enrichissement massif de l’offre disponible pour les consommateurs, en supprimant les limitations techniques qui constituaient des goulots d’étranglement entre eux et les producteurs et éditeurs de contenus, sous l’effet de deux phénomènes : l’interconnexion mondiale des réseaux et l’accroissement continu des débits.
Ainsi, en matière de musique ou d’audiovisuel, les utilisateurs disposent aujourd’hui d’une très grande variété d’offres de contenus et de services, à des tarifs devenus très compétitifs. Ces services comportent en outre des fonctionnalités répondant à l’évolution des usages des consommateurs (disponibilité à la demande et en mobilité, multi-écrans, replay, etc.)
Le numérique a également permis l’arrivée de nouveaux fournisseurs de contenus, qui consacrent des financements importants, voire massifs, à la production de contenus extrêmement variés, y compris européens et français.
Ces évolutions sont naturellement favorables à la diversité. Pour autant, la conquête rapide de positions économiques puissantes, voire dominantes, par quelques acteurs pourrait menacer cette diversité, avec l’établissement de situations d’oligopole voire de monopole à terme. L’existence de fournisseurs de services compétitifs (éditeurs et distributeurs) établis en France et en Europe est donc une des conditions essentielles du maintien de cette diversité. La priorité absolue sur le plan législatif et réglementaire devrait être de rétablir des conditions réglementaires et fiscales équitables, alors que les acteurs français subissent aujourd’hui des asymétries massives dans ces domaines. A titre d’exemple, le Centre national de la cinématographie et de l’image animée indique pour 2018 un montant prévisionnel de perception de taxes de 7 millions d’euros pour l’ensemble des grandes plateformes vidéo en ligne, soit à peine le dixième de ce que le seul groupe Orange acquitte.


#5

Alors que la loi contre les fausses informations vient d’être adoptée au Parlement pour contrer le phénomène des « Fake news » et que les débats sur la liberté d’expression resurgissent régulièrement dans l’actualité, se pose toujours la question des frontières entre ce qui doit être accepté au nom du pluralisme/ liberté d’expression et ce qui doit faire l’objet de restrictions au nom de l’intérêt général ou de principes moraux. Proclamées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) du 26 Août 1789, la liberté d’opinion (article 10) et la liberté d’expression (article 11) sont érigées au rang de libertés fondamentales. Toute personne est libre de faire savoir ses opinions et de les exprimer par tout moyen. Le Conseil Constitutionnel, garant des libertés fondamentales, a affirmé que ces libertés sont d’autant plus précieuses que leur exercice est l’une des garanties essentielles du respect des autres droits et libertés et de la souveraineté nationale. Aussi, la loi ne peut en réglementer l’exercice qu’en vue de le rendre plus effectif ou de le concilier avec celui d’autres règles ou principes de valeur constitutionnelle. (…)

Retrouver la position intégrale de TECH IN France sur ces sujets ici

https://www2.techinfrance.fr/contribution_etats_generaux