Soutien à l'économie collaborative


#1

Comment assurer un cadre de soutien favorable à l’économie collaborative ?


#2

Bonjour,

Avec le think tank Digital New Deal, nous avons publié la note “Service Public Citoyen”, qui se propose de repenser les services publics à l’ère numérique.

L’innovation technologique permet de construire des services à l’échelle de la société. Toutefois, elle profite bien davantage aux intérêts privés qu’à l’intérêt général, alors qu’elle pourrait rendre possible l’émergence d’une nouvelle génération de services publics à partir de l’énergie citoyenne.

Nous proposons d’organiser la rencontre de deux voies qui se connaissent mal, l’innovation issue de la société civile et la conception traditionnelle du service public, afin de mettre le meilleur des deux au service de l’intérêt général, à travers un Pacte Service Public Citoyen qui permet de sceller les engagements réciproques du citoyen (s’engage à respecter les valeurs d’un service public) et de l’État (s’engage donc à favoriser la création et le passage à l’échelle de l’initiative du citoyen).

La vision proposée à travers le Service Public Citoyen (SPC) permet notamment de faire évoluer la vision actuelle du service public et du rôle de l’État, autour de son rôle de garant des valeurs du service public citoyen plutôt que son unique producteur, tout en redonnant du sens au métier de ses agents.

Vous trouverez la note complète ici (ainsi qu’un format plus court et une fiche récapitulative).

Merci !


#3

Il me semble que les soucis qui entachent particulièrement l’économie collaborative sont :

  • la création de monopole

  • “l’exploitation”

Pour la création de monopole il me semble qu’il y a quelque chose à faire pour refragmenter l’écosystème du côté des standards d’échange de données.

Pour ce qui est de “l’exploitation” des travailleurs autonomes par les plateformes, j’aurais tendance à regarder du côté des coopératives. Si les travailleurs autonomes avaient la main sur la gouvernance de leur organisation, ils créeraient des plateformes qui leur apportent un meilleur cadre de travail, et participeraient à sa gouvernance au lieu de gueuler contre la plateforme :slight_smile:
Coopaname, Smart, CoTech, Happy Dev en sont de bons exemples.


#4

La Poste est directement concernée par la question du développement de l’économie collaborative parce qu’elle est un acteur de proximité fortement implanté localement et que ses différents métiers servent directement les acteurs de cette économie.

En effet, les solutions imaginées par les particuliers pour louer, échanger, emprunter ou partager des biens ou services entre eux, plutôt que de les acquérir, supposent de pouvoir expédier des colis, échanger des courriers, assurer des règlements voire des financements. C’est donc une opportunité pour l’ensemble des entités du Groupe La Poste. En outre, les valeurs de La Poste rejoignent celles qui motivent depuis l’origine la plupart des acteurs locaux de l’économie : confiance, proximité, ouverture, réciprocité. Parallèlement, le développement de l’économie collaborative représente un défi pour La Poste et les opérateurs postaux en général, dans la mesure où des start-up et certains « barbares » (pour reprendre l’expression du Président de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes, M. Sébastien Soriano) investissent le marché de la livraison finale de biens, en développant un modèle collaboratif.

Le développement de l’économie collaborative doit être soutenu car elle porte en elle le germe d’une nouvelle façon de produire et de consommer a priori plus vertueuse. Toutefois, elle ne doit pas pour autant être un espace non régulé, dans lequel quelques acteurs opportunistes pourraient prospérer au détriment du plus grand nombre. Les pouvoirs publics se doivent de rétablir une équité entre les acteurs traditionnels et les plateformes issues de l’économie numérique, que ce soit sur le plan fiscal, en matière de droit du travail ou de la concurrence, tout en limitant la charge administrative qui pourrait brider les initiatives locales à but non lucratif. Cela nécessitera au préalable de mieux distinguer les activités qui relèvent de l’économie collaborative au sens originel du terme (basées sur le partage entre particuliers) de celles qui relèvent de l’économie collaborative « mercantile », motivée par la recherche de profits.

Vous trouverez ici Soutien à l’économie collaborative.pdf (812,7 Ko)
la position complète du Groupe La Poste sur ce sujet.


#5

Le poids de l’économie collaborative en France et dans le monde va croissant. En effet, en 2017, pas moins de 90 000 start-ups étaient comptabilisées dans le monde pour un volume d’affaires de 20 milliards de dollars. Il est estimé que ce chiffre devrait dépasser les 335 milliards de dollars (voire 572 milliards selon certaines études) d’ici 2025. En Europe, elle a représenté 28 milliards d’euros de transactions en 2016, un montant qui a doublé en un an. Ce phénomène nouveau traduit une mutation profonde du modèle économique liée au phénomène du partage : en 2016, 89% de la population française déclare avoir déjà réalisé au moins une fois une pratique de consommation collaborative. Par ailleurs, 52% des usagers de l’économie collaborative pensent qu’elle sera aussi importante que l’économie traditionnelle dans le futur. Mais la tâche est ardue car si le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, la définition de ce secteur d’activité disruptif n’en demeure pas moins complexe. Les nombreuses réalités et le large éventail d’initiatives recouverts par l’économie collaborative rendent les contours du sujet difficile à dessiner. Des trajets partagés en passant par la nuit chez l’habitant, le prêt participatif ou encore la revente d’un bien sur site de petites annonces en ligne, les réalités diffèrent. (…)

Retrouver la position intégrale de TECH IN France sur ces sujets ici

https://www2.techinfrance.fr/contribution_etats_generaux


#6

eBay - Propositions en soutien à l’économie collaborative

Introduction

Depuis 1995, eBay connecte des millions d’acheteurs & vendeurs partout dans le monde et crée des opportunités pour tous grâce au commerce connecté. Pour nous, le commerce passe par les individus, il est favorisé par la technologie et est ouvert à tous. Notre priorité est de soutenir nos vendeurs et non de les concurrencer. En France, eBay est présent depuis 2000 et offre à ses dizaines de milliers de vendeurs français, en majorité des TPE-PME, l’accès à 177 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, via une plateforme reconnue, sécurisée et disponible sur l’ensemble des canaux préférés des acheteurs.

Chaque jour, des millions de Français utilisent Internet et des plateformes comme eBay pour compléter leurs revenus et favoriser le réemploi de nombreux objets. Pour certains, c’est même le début d’un projet d’entreprise. Cette source de croissance, de pouvoir d’achat et de consommation durable doit être soutenue.

Cadre fiscal

La vente occasionnelle d’objets entre particuliers est exemptée d’impôts dans la grande majorité des cas, notamment car on considère qu’elle ne crée pas de profit. Les pouvoirs publics doivent protéger ce cadre qui stimule le pouvoir d’achat et une consommation responsable. De nombreux Français se servent aussi de cette expérience personnelle pour se familiariser avec le numérique, dans le but de la réappliquer ensuite à leur entreprise : ce phénomène doit être reconnu et encouragé car il est générateur d’emploi et de transformation numérique.

Autoentrepreneurs

Depuis dix ans, le régime de l’autoentreprise a permis à des millions de Français de se lancer à leur compte alors qu’ils rêvaient parfois depuis des années de quitter le salariat. Il s’agit de le protéger mais aussi de l’améliorer, par exemple en harmonisant et en simplifiant la procédure d’inscription. Tremplin de l’entreprenariat du futur, plus fluide et évolutif, l’autoentrepreneur doit être mis au centre du débat sur les mutations du travail, que les pouvoirs publics doivent accompagner.

Economie durable

Le premier objet vendu sur eBay en 1995 était un pointeur laser cassé que son acheteur avait l’intention de réparer à moindre coût. Grâce aux plateformes comme eBay, de nombreux Français donnent une seconde vie à des objets dont ils n’ont plus besoin, et accèdent à des biens reconditionnés ou recyclés à tarif raisonnable. Ce mode de consommation durable devrait être encouragé par les pouvoirs publics ; les fabricants devraient ainsi fournir les instructions de réparation détaillées de leurs produits et soutenir l’utilisation de pièces de réemploi.

==> Retrouvez l’ensemble de nos propositions et des témoignages de PME françaises qui vendent en ligne et à l’international sur notre site eBay s’engage.